
Il est arrivé sur Steam, Codex Mortis, un jeu entièrement créé par intelligence artificielle. Graphismes, scénario, code — tout sort de la matrice algorithmique. Et comme souvent dans ces cas-là, la communauté a réagi… bruyamment.
Bienvenue dans le théâtre numérique où les joueurs s’insurgent contre un jeu « 100 % IA », tout en continuant à générer des images et des vidéos avec la même technologie entre deux sessions. Où tracer la frontière entre indignation et hypocrisie ?
Les indignés du clavier
Sur les forums et dans les threads, le mot d’ordre est clair : « Boycottons ! » « Ce n’est pas de l’art ! » « L’IA va tuer le jeu vidéo ! »
Pourtant, ces mêmes indignés n’hésitent pas à utiliser MidJourney, DALL·E ou ChatGPT pour créer des avatars, des skins ou même des histoires de RPG. L’IA est tolérable… tant qu’elle reste un outil qui sert leur imagination, mais qu’elle ne s’approprie pas le rôle de « créateur ».
Le vrai problème n’est pas le jeu
Le souci n’est pas forcément dans la qualité de Codex Mortis — chacun jugera à sa façon. Ce qui déclenche des torrents de critiques, c’est que la création puisse se passer d’interventions humaines. L’IA devient un auteur silencieux, et cette absence de mains humaines suffit à faire grincer les dents.
Joueurs, amis ou trolls ?
Alors, où se situe la limite ? Entre triche et créativité, entre outil et auteur, entre amusement et éthique ?
Le jeu n’apporte pas seulement un univers à explorer, il est surtout un miroir tendu à la communauté.
Et se voir dans ce reflet, avec ses contradictions et ses hypocrisies, fait parfois plus réagir que n’importe quel boss final.




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